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Voilà encore un livre indispensable pour briller en société.
Prentisville, Nouveau Monde. Un terrible virus a décimé toute la population féminine et
créé le "Bruit" : où que vous soyez, quoi que vous pensiez, les autres vous entendent. Enfin, pas seulement les hommes, les animaux aussi.
de nos jours : une femme est retrouvée morte, la main tranchée au niveau du poignet. Deux autres meurtres selon le même rituel
suivront. La jeune Nadia Lintz est nommée juge d'instruction à Paris et cherche un appartement, qu'elle va trouver dans le quartier même des meurtres. L'inspecteur divisionnaire Rovère tâche de trouver l'assassin pendant que son fils est dans le coma. Dans l'arrière-plan, des bandes zonent
et agressent les vieux, les prostituées se font trucider pour quelques sous. Chez Jonquet, ça rigole pas. Du vrai roman noir, avec une galerie de personnages fouillés et intéressants, ancrés dans
une réalité sociale souvent assez sinistre. Si dans le terrifiant Moloch il s'agissait de trafic d'enfant, ici c'est l'ombre de la Shoah qui plane sur le roman, faisant se rejoindre petite et
grande histoire.
... et
moi j'ai du mal à comprendre pourquoi le "Sister Mine" original a été traduit par ce titre mais bon.
C'est reparti pour un cycle d'histoires, d'albums et de
douceurs à grignoter ! Un mercredi par mois, venez partager les Contes du Goûter : une heure de lecture, et un moment d'échange autour d'un goûter offert par votre
médiathèque. Dead Boys, titre qui annonce bien la couleur : des vies de gens un peu paumés, un peu sur le fil, qui dans la ville du rêve, vivent l'envers du décor. Un recueil d'où semble absente toute joie, toute gaité, mais difficile à lâcher, parce que l'auteur sait raconter les histoires, même infimes, et les écrire. BF
Dead Boys, Lange, R LAN
Il s'agit presque d'un jeu. Le visiteur n'est pas plongé dans une masse d'informations sur la sorcellerie en Labourd, mais 20 personnages accueillent le visiteur et
parlent à la 1ère personne pour lui donner leur version d'une des plus sinistre pages de l'histoire du Pays Basque. En suivant les panneaux, même selon un parcours aléatoire, le visiteur récolte
des indices qui permettent de découvrir les multiples réalités qui se cachent derrière l'accusation de sorcellerie. Le contexte de l'époque (politique, société, économie, culture et religion) est
abordé dans un langage simple et illustré de façon originale afin de mieux montrer les mentalités de l'époque.
Ainsi, au lieu de focaliser sur un responsable ou un coupable, les éclairages s'entrecroisent pour aider le visiteur à faire sa propre opinion sur la nature exacte des affaires de 1609. Bien
entendu, on ne cherchera pas dans cette présentation l'exhaustivité et la rigueur d'une thèse universitaire ; l'ambition de cette exposition est d'inviter le public à sortir du cliché facile de
la sorcière jeteuse de sort et s'envolant sur son balai pour rejoindre le sabbat. Peut-être parviendra-t-on alors plutôt à comprendre qu'à toutes les époques y compris la nôtre, la société
cherche des boucs émissaires pour exorciser ses peurs.
Exposition conçue et réalisée par Claude Labat de l’association Lauburu (www.lauburu.fr, beaucoup de
renseignements, des histoires, des fiches pour les enseignants)
Entrée libre aux heures d’ouverture de la médiathèque.
Jusqu’au 21 octobre inclus.